Gendron Karine
25 Mai

Échec de l’éditorialisation comme cohérence posturale dans Regarde les lumières mon amour d’Annie Ernaux

BIOGRAPHIE

Karine Gendron est une jeune chercheuse au grand potentiel dont les travaux sur les différentes littératures de la francophonie commencent à se tailler une place dans le milieu académique québécois. Doctorante en études littéraires à l’Université Laval et membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) depuis mai 2014, elle a aussi été membre de la Chaire de recherche du Canada sur les littératures africaines et la francophonie (2011-2014). Son projet de thèse, dirigé par Andrée Mercier, s’intitule provisoirement : « Les figurations ambiguës du récit. Éthique de la responsabilité chez Annie Ernaux, Élise Turcotte et Ken Bugul ». Karine Gendron co-organise une journée d’étude sur « Les figures du récit dans le roman francophone contemporain » (www.crilcq.org), qui se tiendra à la Maison de la littérature à Québec le 20 novembre prochain. Elle est intervenue dans une dizaine de manifestations littéraires au Québec et à l’international (Besançon, Lyon, Paris, Bayreuth) et a publié trois articles scientifiques à ce jour.

Résumé

Échec de l’éditorialisation comme cohérence posturale dans Regarde les lumières mon amour d’Annie Ernaux
25 May 2016
L’espace numérique reste paradoxal pour une génération d’écrivains, que nous aborderons sous la figure d’Annie Ernaux. Son journal extime, "Regarde les lumières mon amour", s’inscrit dans la collection « Raconter la vie », « espace d’édition virtuelle [qui] accueille à part égale et dans les mêmes conditions tous les récits de vie. ». L’énonciation éditoriale se réclame d’une démocratisation des imaginaires sociaux par l’écriture intime, dessein même de la poétique d’Ernaux. Nous montrerons que par son immobilisme dans les structures interactionnelles qui fondent le projet de « Raconter la vie », l’auteure échoue à participer au processus d’éditorialisation dans l’espace numérique, alors que sa posture reste cohérente compte tenu du malaise technologique dénoncé par son récit.

Publications

  • Gendron Karine, « Intra-intertextualité ironique et éthique de la responsabilité chez Ken Bugul », dans ALI, Suzette, Amélie MICHEL et Marie-Laurence TRÉPANIER (dir.), Chameaux [en ligne], no 9 (hiver 2016). (Article à paraître)
  • Gendron Karine, « La fenêtre chez Anne Hébert : ouverture à une éthique de l'ambiguïté », dans Fenêtre : ouvertures et perspectives, Rennes, Presses Universitaire de Rennes, 2015. (Article à paraître)
  • Gendron Karine, « Autobiographie, histoire et mythe chez Ken Bugul et Annie Ernaux », dans Actes du colloque « Littératures en langues françaises », Rennes, Presses Universitaire de Rennes, 2015. (Article à paraître
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